Une dizaine de jours et je suis au Cap nord
Le moral est revenu au beau fixe…
J’en suis aux trois-quarts de mon aventure et la griserie de l’arrivée commence à se faire
sentir. Cela aussi je l’avais prévu, mais c’est agréable. Le moral est revenu au beau fixe,
même si la fatigue est là et bien là. A présent, je ne parle plus en kilomètres mais en jours.
Il m’en reste une dizaine avant d’atteindre le Cap nord.
J’ai traversé la Suède sur plus de 2 000 km et j’ai franchi la frontière finlandaise. C’était
long, surtout que dans des forêts interminables.
Depuis quelques jours, je suis dans une région qui rappelle le Massif Central. Certes, il y a des côtes, mais c’est moins monotone et je pèse moins lourd : j’ai perdu plus de 8 kg. Alors, je mange gras pour compenser et je gère mes efforts.
Etant très à l’est, je découvre des soirées sans coucher de soleil. Par contre, son lever est
superbe et très matinal. Les Suédois le suivent, debout à 05 h 30 pour beaucoup.
Leur américanisation me surprend. Je croise beaucoup de pick-up, de motos Harley Davidson et de vieilles américaines des années 1960. En y ajoutant les grands espaces, je pourrais me croire en Amérique ou au Canada. Surtout que grâce aux Mac Do et aux hamburgers, beaucoup de gens dépassent le quintal.
L’accueil reste toujours sympathique, même si j’observe un peu plus de distance que dans
les pays précédents.
Ah, un petit rappel avant de vous quitter : au-delà du challenge personnel, je vous invite à
aider les non-voyants à retrouver de l’autonomie grâce à « un chien d’aveugle ».