Je l’avais prévu, c’est dur dur !
Mais j’avance quand même. Je suis au Danemark avec deux jours d’avance.
Je savais que ça arriverait ; je l’avais prévu. Mais c’est dur dur ! Après trois semaines sur
mon vélo et plus de 2 600 kilomètres parcourus, un certain découragement m’envahit.
Surtout que les ennuis s’accumulent depuis plusieurs jours : pépins mécaniques, vent,
pluie et, pour couronner le tout, un début de bronchite. Imaginez-vous rouler dans des
vêtements mouillés, dormir dans l’humidité et, le lendemain matin, mettre la tenue de la
veille à peine sèche… Mais j’avance quand même. J’ai même deux jours d’avance. Je
suis à seulement 100 km de Norrkôping.
Par chance, depuis une semaine et pour quelques jours encore, je fais la route avec un
Une fois débarqué du ferry entre l’Allemagne et le Danemark,
que j’ai traversé en deux jours, la véritable aventure commençait. Je suis en plein dedans
en Norvège.
Les paysages sont très différents. Je traverse de grands espaces, avec des lignes droites à
perte de vue, et des forêts qui semblent sans fin. En Europe du nord plus qu’ailleurs, la
nature me rappelle qu’elle est la vraie maîtresse.
Plus je monte vers le nord, plus les gens me semblent chaleureux et… propres : il n’y a
pas de papiers par terre. Leur comportement est aussi différent. Le code de la route et les
cyclistes sont respectés.
Vous tous qui me suivez sur mon blog et vous, en particulier, les écoliers de Luigné (près
d’Angers), Langon, Renac, Saint-Just et Pipriac (communes du Pays de Redon), je vous
adresse mon amical souvenir et je compte sur vous. Les messages de soutien que vous
m’adressez me font chaud au coeur. Alors, n’hésitez pas à m’en envoyer.
Ah, un petit rappel avant de vous quitter : au-delà du challenge personnel, je vous invite à
aider les non-voyants à retrouver de l’autonomie grâce à « un chien d’aveugle ».