J’approche de Stockholm et j’ai dépassé les 3 000 km
Après un coup de blues, le moral redevient bon.
La semaine dernière a été difficile. La pluie, le vent et les ennuis mécaniques ne m'ont pas lâché. Le pire a été mercredi. J’ai dû emprunter une sorte de voie express, avec une roue risquant de casser à tout moment et du vent latéral à plus de 70 km/heure. Je ne vous dis pas l'appel d'air quand un camion me doublait. Il fallait se cramponner !
Je me demandais ce que je faisais dans cette galère. Mais l’énergie revenait vite quand je pensais à ma motivation : les chiens d'aveugle et le fauteuil pour Hacène.
Je vous l’ai dit, c’est très dur physiquement. Pour autant, un certain dynamisme réapparaît et, après un coup de blues, le moral redevient bon. J’ai dépassé le cap des 3 000 km ; ça n’y est pas pour rien ! Je commence à relever la tête.
J'ai changé ma roue abîmée à Norrköping et le dimanche de repos m'a fait du bien.
Hier lundi, je suis remonté sur mon vélo, non pas avec entrain, ce serait mentir, mais sans reculer non plus.
J'approche de Stockholm et le paysage me surprend. Les arbres fruitiers me rappellent que je monte vers le nord. Ils sont en fleurs, avec près d'un mois et demi de retard avec la Bretagne. Je traverse quelques zones de cultures de céréales parsemées d'immenses silos et d’interminables forêts.
A chaque halte, l’accueil des habitants est sensationnel. Malgré le barrage de la langue,
les gens sont « super-sympa ». Cela compense un peu le manque de soleil.
Ah, un petit rappel avant de vous quitter : au-delà du challenge personnel, je vous invite à
aider les non-voyants à retrouver de l’autonomie grâce à « un chien d’aveugle ».