80 tours de pédale par minute et 9 heures de vélo par jour
Les Pays-Bas à l’horizon
J’ai déjà quitté Nantes voici une semaine et j’approche des Pays-Bas. Les deux premiers jours ont été fatigants : le stress du départ, les médias…
Puis je me suis retrouvé seul et il m’a fallu du temps pour trouver la bonne cadence. Traverser la France en vélo est galère. Le moment le plus fou jusqu’à présent : le passage du pont de Normandie. Imaginez-moi sur mon vélo , tirant ma petite remorque avec du vent latéral, doublé par les voitures et, pire, par les énormes 38 tonnes...
J’ai passé mon dimanche à côté de Blankelberge, ville côtière flamande desservie par une ligne de tramways qui va de France en Hollande et déplace 12 millions de passagers par an. Ce mode de transport va dans le sens de la « mobilité durable » chère aux Belges. D’ailleurs un tiers d’entre eux font du vélo. Au point qu’un fonctionnaire assure le lien entre les cyclistes et l’administration fédérale.
Je croyais avoir tout préparé avant de partir. Mais il y a un pas entre théorie et pratique et plein de détails à gérer : repérer sa route, prévoir sa nourriture, monter la toile de tente… Après 40 km de retard en trois jours, j’en ai 20 d’avance. Il faut gérer ses efforts et ne pas trop tirer sur la machine. Avec 80 tours de pédale par minute (4 800/heure) et 9 heures de vélo par jour en moyenne, trouver le bon rythme est essentiel. Dans une semaine, je serai au point physiquement, psychiquement. Pour résumer, tout va bien et je suis heureux. Je sais que vous me soutenez, famille, amis, partenaires et vous tous qui, inconnus, s’associez à mon action.
Je vous le rappelle, au-delà du challenge personnel, je vous invite à aider les non-voyants à retrouver de l’autonomie grâce à « un chien d’aveugle ».
