Déjà près de 1 500 km parcourus
La fatigue commence à se faire sentir, mais le moral est là !
Me voici en Allemagne. Le vent m’a été favorable et j’ai un peu dépassé mes prévisions.
La fatigue commence à se faire sentir. Normal me direz-vous, avec bientôt 1 500 km dans
les mollets… J’ai perdu 5 kg, normal me direz-vous encore, et vous aurez raison. Mais je
vous rassure : ça pourrait être pire et le moral est là !
En fait, je ne fais que parvenir à bien gérer mon alimentation, mes horaires et à savoir
vraiment écouter mon corps. J’ai compris : la moindre incartade se paie au prix fort.
Les petits pépins matériels débutent. Il y a trois jours, j’ai cassé un rayon. Le lendemain,
j’ai dû attendre patiemment l’ouverture d’un marchand de vélos pour pouvoir le réparer.
Aujourd’hui, patatras, deux autres rayons cassés. Fichus nids de poule ! Le Danemark
n’est plus très loin ; j’espère que les routes y seront meilleures.
Comme prévu sur mon planning, j’ai dépassé Norden, station balnéaire sur la Mer du
nord, en Basse-Saxe. Son port connaît un gros trafic de ferries avec les îles de la Frise
orientale, une importante activité de pêche et abrite une station de soins, d’élevage et de
recherche sur les phoques.
Mon itinéraire me rapproche de la mer des Wadden, classée au patrimoine mondial de
l’Unesco. Elle s’étend sur 450 km le long de la mer du Nord, des Pays-Bas au Danemark.
Cette zone de transition entre la terre et la mer offre un habitat exceptionnel à une faune
et une flore très riche.
Ah, un petit rappel avant de vous quitter : au-delà du challenge personnel, je vous invite à
aider les non-voyants à retrouver de l’autonomie grâce à « un chien d’aveugle ».